Une technologie qui change la donne : extraire tous les éléments de valeur d’une grande variété de matières premières

Le procédé d’Orbite a évolué de façon considérable depuis qu’il a vu le jour. Dans sa forme actuelle, on peut le décrire de la façon suivante :

01

Préparation des
matières premières

02

Lixiviation
(digestion)

03

Extraction sélective et par étapes de l’alumine et d’autres produits de valeur

04

Calcination (dans le cas de l’alumine et de certains autres produits de spécialité)

05

En parallèle, récupération de l’acide dans la liqueur mère et lors de la calcination 

 

Au cours de la première étape, les matières premières sont broyées en petites particules afin de maximiser la surface de contact lors de la lixiviation. Au cours de l’étape suivante, les particules sont lixiviées à l’acide chlorhydrique à haute température. Tous les métaux (à l’exception du titane, mais y compris les éléments de terres rares) se dissolvent sous forme chlorurée. Plus précisément, l’alumine et le fer se dissolvent pour former le chlorure d’aluminium (AlCl3) et le chlorure ferrique (FeCl3). La silice et le titane demeurent insolubles et sont retirés par filtrage.

Le lixiviat est d’abord traité en précipitant le chlorure d’aluminium et en l’extrayant sous forme de chlorure d’aluminium hexahydraté (ACH), le précurseur de l’alumine. L’ACH est ensuite soumis à la calcination et devient de l’alumine. Le chlorure ferrique, toujours dans le lixiviat, est hydrolysé au moyen d’un procédé à basse température, produisant un précipité d’oxyde ferrique pur tout en régénérant de l’acide chlorhydrique. L’oxyde ferrique (hématite) est très pur et peut être vendu commercialement comme sous-produit de spécialité.

Extraction sélective de tous les éléments de valeur

En poursuivant le traitement, nous sommes en mesure de récupérer sélectivement les métaux résiduels dans le lixiviat, tels le magnésium, le gallium, le scandium et les terres rares. Nous extrayons ainsi tous les éléments de valeur présents dans les matières premières.

Efficience

Le procédé d’Orbite a permis des taux élevés de récupération d’alumine, d’éléments de terres rares (ETR) et de métaux rares (MR). Orbite se distingue ainsi des entreprises qui utilisent des procédés traditionnels, aux taux d’extraction beaucoup moins élevés. Les inefficiences du procédé Bayer, la méthode traditionnelle de production d’alumine, laissent des taux de concentration substantiels d’alumine (jusqu’à 25 %) dans l’effluent de boues rouges.

Propriété intellectuelle

Le portefeuille de propriété intellectuelle de la Société comprend:

15

familles

44

brevets

38

en cours d’examen

 

Historique

La technologie de l’entreprise a été développée en 2004 pour extraire l’alumine présente dans l’argile alumineuse. Nous avions alors effectué des essais d’extraction en utilisant des méthodes de dissolution à l’acide hydrochlorique suivies d’un procédé de pyrohydrolyse à haute température. Nous avions atteint des taux d’extraction d’alumine allant jusqu’à 100 %. En 2006 et 2007, nous avons poussé nos recherches en collaboration avec le Centre d'études des procédés chimiques du Québec (CÉPROCQ); ces recherches ont mené à la production d’alumine de haute pureté (HPA) en laboratoire, et l’entreprise a déposé une première demande de brevet en 2007. Afin d’accélérer ses démarches de commercialisation, Orbite a construit une usine pilote, où son procédé de production de HPA a été éprouvé en contexte industriel.